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Interview de Michel Boujenah


Michel BoujenahDepuis 30 ans, il nous fait rire. Aujourd’hui, Michel Boujenah a laissé au vestiaire ses fameuses bretelles et son chapeau pour être simplement lui, un artiste généreux. Avec son nouveau spectacle, il rend hommage à l’humour, à la scène et à sa plus belle histoire d’amour : nous, son public. A quelques jours de sa représentation à Puteaux, Michel Boujenah nous raconte ce bouleversement et nous invite à venir le redécouvrir. Rencontre.

Infoscope : Vous avez appelé votre spectacle Enfin libre, cela insinue que vous ne l’étiez pas auparavant ?
Michel Boujenah : Pas du tout. Mon spectacle a pour fil conducteur la liberté. J’ai tout simplement eu envie de changer ma manière, de raconter mes histoires. Avant, quand j’écrivais mes spectacles, j’avais un thème que je développais pendant 1h30. Dans mon précédent One Man Show, j’ai commencé à improviser… J’ai découvert une autre manière de jouer. Alors, j’ai créé un spectacle qui s’appelle Enfin libre, où je vais pouvoir faire tout ce que j’ai envie. Et pour la première fois, la cohérence du spectacle viendra de moi et non de mes personnages. Pour cette raison, j’ai enlevé mes bretelles, ma chemise rouge, mon chapeau…
J’ai tout changé et je me suis senti beaucoup plus libre. Pour la première fois, je suis moi sur scène. Imaginez, votre chambre que vous avez décorée avec amour, vous vous y sentez bien depuis des années. Puis un matin, vous vous rendez compte que vous avez changé. Tout d’un coup, cette chambre que vous aimiez tant et bien vous ne la supportez plus. Il faut alors la redimensionner selon vos envies. Vous y découvrez alors une fenêtre qui donne sur un univers complètement inconnu, où tout est possible. C’est ce qui m’est arrivé et c’est un bonheur de tous les instants qui me donne des ailes.

Mais vos anciens personnages font toujours partie du spectacle ?
J’ai changé, j’ai bouleversé mes habitudes, mais mes personnages sont toujours présents, ils font partie de moi. Mais l’approche est complètement différente. J’ai évolué, grandi, mûri… Plus qu’un spectacle, c’est le bilan de 30 ans de travail.

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Interview André Manoukian

André Manoukian QuartetConnu sous le sobriquet de Dédé les doigts de fée, André Manoukian s’arrête au Palais de la culture pour jouer Inkala, un album inspiré des « folk-songs arméniennes » qui ont bercé son enfance. Le juré de la Nouvelle Star nous ensorcelle et nous balade aux portes de l’Orient.

Infoscope : Parlez-nous en quelques mots de votre 1er album Inkala. Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour le sortir ?
André Manoukian : Inkala est très important pour moi. Depuis longtemps, je désirais me lancer en solo et composer un album pour moi. Mais je n’osais pas. Plus le temps passait, plus je voyais cette perspective s’échapper. Puis un jour, on me propose de composer la musique d’un documentaire sur l’Arménie. Etant d’origine arménienne, je me devais d’en connaître ses mélodies. Ce n’étais pas du tout le cas. Je regarde le clavier comme s’il allait me donner une solution. Puis, je me souviens d’un air que me chantait ma grand-mère, Inkala. Je me l’approprie et y ajoute une touche de jazz. Je me rends compte que le mélange de ces notes orientales à mon univers jazzy donne quelque chose d’original. Je pouvais prétendre offrir, sans être révolutionnaire, une écriture nouvelle. Cette découverte m’a donné du courage pour continuer et produire mon album.

Vous avez dit dans une interview que pour la première fois, il n’y avait pas de chanteuse. Pourquoi vous êtes vous passé d’une voix ?
Au début de ma carrière, je me consacrais à mon piano. C’est en rencontrant, par accident, une chanteuse dans un studio, que j’ai abandonné mon instrument pour me dévouer à la composition. Je me suis effacé derrière la voix. Alors pour cette fois-ci, je n’ai pas eu besoin d’une voix pour traduire mon envie et mon message. Si j’avais utilisé le chant, mon album serait devenu banal. Le challenge était de laisser le piano chanter, de le revisiter avec ces modes orientales. La voix reste pour moi le plus bel instrument, mais je ressens beaucoup de joie à me retrouver seul face à mon piano...

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Le guide du THS en PDF

Pour la Saison 2009/2010, le guide du THS prend de l’ampleur et annonce aussi les spectacles du Palais de la culture et de la Vieille église. Vous aurez désormais accès à toute la saison culturelle et vous pourrez ainsi réserver vos spectacles en priorité.

L’ouverture de cette saison est marquée par la diversité et la richesse des spectacles proposés. Cette année de nombreux artistes au talent affirmé fouleront les scènes putéoliennes comme Hélène Ségara, Danièle Evenou, Abd Al Malik, Raphaël, Pierre Palmade, Michel Boujenah, André Manoukian, Thomas Fersen, Marie-Christine Barrault, Anne Roumanoff et bien d’autres…

La culture putéolienne consacre également une place particulière aux grands auteurs mis en scène avec Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d’Alfred de Musset, 35 kilos d’espoir d’Anna Gavalda, La vie devant soi de Romain Gary, Hamlet de William Shakespeare, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, 24 heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig.

Votre rendez-vous majeur sera "Les Rencontres Musicales de Puteaux", du 5 au 18 décembre, sous la houlette du Maestro Marco Guidarini. Après le succès du prélude en 2008, la première édition du Festival aura comme fil d’Ariane, le compositeur putéolien Bellini.

Vous pouvez consulter les programmes culturels en PDF en cliquant sur les images ci-dessous :

> Guide du THS

> Guide du
Palais de la Culture

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